Appel

Un an après, le mouvement Stand Up For Science France doit s’amplifier

Le 7 mars 2025, des milliers de personnes ont manifesté dans une trentaine de villes universitaires en France pour défendre les sciences, la liberté académique et la démocratie. Cette mobilisation faisait écho aux rassemblements organisés le même jour aux États-Unis pour faire face à l’offensive de l’administration Trump contre les sciences et l’Université, d’une brutalité et d’une rapidité inédites.

Un an plus tard, force est de constater que ces attaques se sont aggravées. L’offensive contre les institutions scientifiques s’est poursuivie et intensifiée. Coupes budgétaires, gels de crédits, licenciements massifs, enquêtes et censure idéologiques, arrestations sur les campus, durcissement des politiques migratoires, intimidation et répression ont profondément ébranlé l’écosystème scientifique états-unien, au point de contraindre certains scientifiques à l’exil. 

Les scientifiques, étudiantes et étudiants, ne sont pas seuls concernés. Ils font partie d’un ensemble bien plus large de personnes délibérément visées et mises en danger par l’administration fédérale. Les raisons de se mobiliser n’ont donc pas disparu. Elles se sont, au contraire, multipliées. Face à cette offensive, Stand Up For Science France réaffirme sa solidarité avec la communauté scientifique et la société civile états-unienne qui se mobilisent le 7 mars 2026. 

Cependant, en France et en Europe aussi, les sciences et l’État de droit sont attaqués. Quand des résultats établis – sur la dangerosité de certains pesticides, sur le dérèglement climatique, etc. – sont minimisés ou ignorés, le débat public et la décision politique sont subvertis. Lorsque le droit est instrumentalisé par des procédures bâillons pour intimider les scientifiques, la vérité recule. Si des colloques scientifiques sont annulés par le pouvoir politique, la liberté académique est bafouée. La précarisation des personnels, des étudiantes et des étudiants, déstabilise quant à elle la production et la transmission des savoirs. Enfin, nul ne peut ignorer que les coupes budgétaires qui privent les universités et les établissements scientifiques des moyens financiers nécessaires pour fonctionner mettent ces institutions en danger et dépossèdent la jeunesse de son avenir. 

Ce qui est en jeu dépasse la communauté scientifique : c’est le futur de nos sociétés démocratiques. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas laisser ces attaques se normaliser. C’est pourquoi, au-delà des laboratoires et des universités, du monde de la recherche et du monde étudiant, cet appel s’adresse à toutes et à tous. Il nous appartient de rappeler que les sciences et les savoirs sont un bien commun, fragile et précieux. Les crises économiques, sanitaires, climatiques et environnementales que nous traversons les rendent même vitaux. En défense des sciences et de la démocratie, nous appelons donc à nouveau cette année à des actions de mobilisation – marches, rassemblements, conférences, actions symboliques, etc. – partout en France.

Au printemps 2025, nous nous sommes levés. Au printemps 2026, le mouvement doit s’amplifier.

Tribune

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